Il a effectué ses dernières passes samedi dernier sur la pelouse de l’Olympiastadion. Il ne pouvait pas rêver d’un meilleur adieu: une quatrième ligue des champions et son 25ème titre. Bien que sa carrière ne se termine pas là , nous ne pouvions pas ne pas lui rendre hommage.

Élevé et allaité à l’ADN, ses débuts en équipe première n’ont pas été simples. Mais l’arrivée de son ex-coéquipier, Pep Guardiola, sur le banc de touche a changé la donne. Il est devenu le cerveau de l’entraîneur sur le terrain. Ce que le meilleur entraîneur pensait, Xavi l’exécutait. Il avait la liberté de réciter ses 12 années de leçons apprises quotidiennement à la Masia.

Quand Busquets descend(ait) entre les centraux, Xavi apparaissait pour remonter le ballon. Quand Henry ou Pedro mordaient la ligne, il les lançait en profondeur. Quand Leo cherche un appui pour se débarrasser de  plusieurs adversaires pour un une-deux, Xavi est démarqué. Quand Iniesta attirait  3-4 joueurs sur le flanc gauche, il était disponible dans l’axe pour tuer l’adversaire par un changement d’aile sur la droite.

Mais Xavi ce n’est pas que ces actions, il rythme le jeu. Passe courte, passe longue, dans les pieds, en profondeur, vers l’avant,  horizontalement,  toujours à la base d’au moins un triangle, le contrôle du match est sa force.

Et Luis Enrique l’a bien compris. Les anciens coéquipiers se sont mis d’accord: moins bon physiquement, Xavi jouera moins mais à 100%. Et l’entraîneur asturien a eu raison. La dernière saison du cerveau catalan s’est caractérisée par moins de temps de jeu mais des entrées pour contrôler un score favorable, mettre du rythme ou calmer un match mal embarqué.

Pour sa dernière saison, Xavi nous a démontré toute sa classe. Tous ses ennemis et coéquipiers sont unanimes: sa personnalité est au niveau de son talent. Le peuple blaugrana mais le monde du football ne peut que regretter le départ du meilleur milieu de terrain du XXIeme siècle mais aussi un grand homme.

Gracies Xavi