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Football Tactique

Le football des pieds au cerveau.

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Équipe de France

L’Equipe de France : un souci de construction

L’Equipe de France a montré un niveau très inquiétant à quelques semaines du début du Mondial. Les Hommes de Deschamps vivent des exploits de ses individualités, qui sont très nombreuses.
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Benzema, le meilleur choix

Nous avons souvent parler de Benzema ici. On ne le cache pas c’est l’un de nos attaquants préférés dans le football mondial. Alors oui il ne marque pas autant qu’un Cavani, qu’un Kane ou que d’autres attaquants (hors les E.T. CR7 et Messi). Mais quelle intelligence. Dans les déplacements, dans les passes et dans les choix. Avoir Benzema dans son équipe c’est s’assurer d’avoir un joueur qui prendra toujours le meilleur chemin, le chemin qui mène au but. Il passe quand il doit passer, il tire quand il doit tirer, il se déplace vers le meilleur espace et au meilleur moment. Benzema bonifie toutes les actions, et rapproche son équipe du but et donc de la victoire.

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Frappe en tribune – France vs Suède

Aujourd’hui j’ai entendu dire « C‘est normal que Giroud soit titulaire contre la Suède, fallait bien s’adapter aux qualités physiques de l’adversaire ! T’as vu comment il leur a fait mal derrière ?! » ah bon? Donc pour réussir dans le football faut juste s’adapter à l’autre? Être perpétuellement dans la réaction? ‎

Certes Giroud a des qualités qui lui sont propres, mais l’équipe de France en est-elle à ce point si Lire la suite

Brève de la France à l’Euro

La France a eu du mal lors du match d’ouverture contre la Roumanie. On a beaucoup parlé du mauvais match des milieux (Pogba – Matuidi), mais l’explication est aussi tactique. Dans un match ou les Roumains étaient très à l’aise avec les ligne très basses, les Français n’ont jamais réussi à contrôler et à accélérer dans le secteur le plus important… le milieu. Le jeu Français était toujours très latéral et tournait beaucoup trop au tour du bloc adverse au lieu d’aller à l’intérieur.
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Sélection ou équipe ? Part 2

Didier-DeschampsIl y a quasiment 2 ans, dans cet article je parlais déjà de ce soucis de choisir une sélection des meilleurs joueurs ou une équipe ? En France (et je pense partout dans le monde) quand un joueur fait 3-4 bons mois (parfois moins) on le veut tout de suite en sélection.
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4/5 EDF jeunes : les œillères du bel été 2013

Les Français, ces éternels pessimistes ont souri cet été. L’EdF U20 championne du monde et les U19 vice-champions d’Europe. Il ne faut pas croire que le problème de la formation est résolu pour autant et que désormais de talentueuses générations vont frapper à la porte des A.

Regardez le tableau ci-dessous

Résultats jeunes

Bilan pour la France : 1 WC U20, 1 Euro U17 et 6 Euro U19. Comment interpréter ces chiffres ?

En U19, la différence entre deux équipes peut se faire de deux façons. Soit une équipe domine l’autre techniquement. Soit à niveau égal la dimension physique donne l’ascendant. En Europe, l’Espagne domine ces compétitions car leur philosophie est axée sur la technique, les premières années de formation sont exclusivement destinées à l’apprentissage technique et la condition sine qua non du recrutement en jeune est le talent technique. Aucun critère physique n’est retenu dans le recrutement des jeunes car cet aspect se travaille plus tard. Les 15 titres européens s’expliquent par cette domination technique et une fidélité perpétuelle à une philosophie claire et définie. D’un autre côté, les Français à 18-19 ans atteignent leur taille maximale, leur physique permet de rattraper le retard technique et les 6 titres le prouvent.

Cependant sur la scène mondiale les « physiques » ou « costauds » bleus sont confrontés à d’autres nations qui misent comme eux sur le physique (Nigéria et Ghana) ou alors sur le talent pur (Brésil et Argentine). Cette année la France a juste été « encore plus » physique sur les autres (1m86 de moyenne pour le groupe Français). Techniquement d’autres nations étaient bien meilleures. Et n’oubliez pas que le titre s’est joué au t.a.b…

La France s’est longtemps targuée d’avoir une génération dorée (celle de 1987 avec Menez, Ben Arfa, Nasri, Benzema…). Bien que certains jouent aujourd’hui dans des bons clubs nous ne pouvons dire de ces joueurs qu’ils sont de grands joueurs européens. Des qualités ils en ont tous, cependant l’égocentricité est incompatible avec les succès dans un sport collectif. Il faut le dire, ces joueurs ne pensent qu’à leur gueule et leur portefeuille.
Voilà ce que pense Montanier de la mentalité des jeunes en France : MONTANIER PHILO FR Ce qui fait la force des grandes équipes c’est notamment la solidarité, l’union, faire l’effort pour l’autre car il le fera pour moi. Seulement si une minorité de l’équipe ne voit pas plus loin que le bout de son nez, l’équipe ne sera jamais compétitive. C’est ce qu’il se passe en France. Des bons jeunes, heureusement les centres de formation de Français arrivent à en sortir régulièrement. En ce qui concerne cette génération 87, ils n’étaient pas moins bons que leurs collègues espagnols, allemands, portugais ou hollandais. La différence se situe dans le crâne.

En Allemagne, après la claque subie à l’Euro 2000 la fédération a décidé de restructurer le système allemand. Désormais les clubs professionnels devaient impérativement (re)construire leurs centres de formation en suivant les prérogatives de la fédé. Le temps des puissants colosses allemands aux grosses frappes était fini. Depuis, les jeunes sont formés techniquement. Le jeu, le talent technique, le plaisir de jouer sont mis en avant. Idem pour la Belgique, la fédé a repensé toute la formation avec les mêmes idées décrites ci-dessus. Et le résultat est payant sur le long terme. Aujourd’hui l’Allemagne reste compétitive (3ème en 2006, finaliste en 2008, 3ème en 2010, demi-finaliste en 2012) en ayant transformé la manière de jouer. Löw s’appuie sur un jeu simple, basé sur la technique et le mouvement. Le Belgique, plus de 10 après avoir pris ces mêmes initiatives, dispose aujourd’hui de jeunes joueurs de premier plan : Courtois, Mignolet, Kompany, Vertonghen, Alderweireld, Vermaelen, Witsel, Chadli, Dembélé, Fellaini, De Bruyne, Mertens, Hazard, Lukaku, Benteke …

Autant dire que tant que des décisions structurelles ne seront pas prises concernant la formation, la philosophie de jeu à suivre, le recrutement etc. les chances de la France dans les compétitions internationales seront minimes.

1/5 Clubs Français en compétitions européennes ces dernières années
2/5 FFF : des erreurs fatales
3/5 EDF A: De Knysna à aujourd’hui
5/5 L’entraîneur professionnel en France

3/5 EDF A : De Knysna à aujourd’hui

Après la honte internationale de l’été 2010, il fallait reconstruire à partir de rien. Laurent Blanc a essayé d’instaurer un jeu plus conservateur et technique mais avec des colosses aux pieds carrés c’était compliqué. Aujourd’hui Deschamps (qui se fiche de la manière car son mot préféré est : « l’attitude » ou « l’envie ») convoque parfois jusqu’à 5-6 joueurs de profils identiques : Matuidi, Gonalons, Pogba, Kondogbia, Mavuba, Guilavogui, Sissoko… Au total depuis 2010, 59 joueurs ont évolué sous le maillot bleu. Quelques noms pour rire ? Hoarau, Amalfitano, Yanga Mbiwa, Briand, N’Zgobia, Saha, Cissé, Fanni, Aly Cissokho, Alou Diarra… Il n’y a qu’à s’arrêter à cette stat frappante : en 13 matchs DD a aligné 13 onze différents… Bon fini la plaisanterie, pour rejoindre ce que disait mon collègue dans un autre article, en sélection il convient de sélectionner les 23 joueurs qui par leur qualités se complémentent le mieux pour suivre une idée, une philosophie de jeu précise.
Prenons l’exemple du Brésil, Il a été compliqué pour ce pays d’enchaîner après les succès du Mondial asiatique en 2002 et de la copa America de 2004. A son arrivée Scolari a défini un groupe, un système et une philosophie simple. Depuis son arrivée le 11 a peu changé. La tactique reste la même (4-2-3-1). Une DC solide (Silva et Luiz) qui ne change pas, des milieux capables de transpercer des lignes dès la récupération du ballon par la passe ou la course balle au pied (Gustavo, Paulinho ou Ramires), 3 talentueux techniciens (Neymar, Oscar, Hulk, Bernard, Lucas…) libres derrière le buteur (Fred, Jô). Le groupe reste généralement le même si un joueur est en forme éventuellement il est appelé. Ainsi la colonne vertébrale de l’équipe ne bouge pas et l’idée, le style de jeu reste le même.

Revenons à l’EdF. Dider Deschamps a-t-il vraiment une idée, un concept de jeu ? A-t-il un groupe fixe qui prend le temps de s’adapter à sa philosophie (si tant est qu’elle existe) ? La réponse est non. DD gère l’EdF à très court terme sans regarder à 4-6 ans. « Untel est en forme ? Bon je le convoque il peut dépanner cette fois-ci » se demande-t-il ce que ce joueur peut apporter dans deux, trois, quatre ans ?

De plus, chaque grande nation de football s’est appuyée sur un noyau dur des clubs nationaux. L’Ajax pourvoyait les Pays-Bas 70’s, Le Bayern à chaque belle épopée de la Nationalannschaft, aujourd’hui la Roja est constituée majoritairement d’azulgranas et de merengues. En France, de par l’absence de locomotives (en attendant les résultats futurs du PSG et Monaco, par ailleurs faiblement garnis de joueurs français), l’EdF pioche ses joueurs à droite et à gauche en Europe selon la forme du moment.

Enfin, si l’on regarde les habituels convoqués de DD, seuls Lloris et Ribéry sont des références mondiales et tauliers dans un grand club européen. A l’inverse en 1998, Zidane, Deschamps, Blanc, Thuram etc. sont parmi les meilleurs au monde à leur poste et sont titulaires dans les plus grands clubs européens.

Toutes les autres nations (beaucoup prétendues inférieures aux bleus) disposent de joueurs de classe mondiale capables d’organiser le jeu et de faire la dernière passe que les bleus n’ont pas. La Belgique (Fellaini, Witsel, De Bruyne), Portugal (Moutinho, Veloso), Chili (Fernandez, Vidal, Isla), Danemark (Eriksen), Slovaquie (Hamsik), Arménie (Mkhitaryan), Japon (Kagawa), Serbie (Matic, Markovic)… Vous pourrez me répondre: « Nasri, Gourcuff & Cie ». Je vous répondrai sont-ils titulaires dans leurs clubs ? Vous pourrez dire : « mais ils sont talentueux ! » Je vous demanderai alors de me définir le talent. Car s’ils en ont (du talent) pourquoi ne sont-ils pas au même niveau que les autres joueurs cités précédemment ?

En attendant, malheureusement à la place de DD à l’heure actuelle la seule solution est de mettre en place un système de petite équipe : la méthode « attentiste » ou « bourrin ». Il a une abondance de mecs physiques capables de défendre serrés. Et devant il dispose de joueurs rapides pour jouer en contre. Malheureusement la situation de l’EdF actuellement ne permet pas de jouer autrement, c’est dire si le niveau Français.

1/5 Clubs Français en compétitions européennes ces dernières années
2/5 FFF : des erreurs fatales
4/5 EDF jeunes : les œillères du bel été 2013
5/5 L’entraîneur professionnel en France

L’état de santé préocuppant du football Français

22 Août 2013, barrages qualificatifs pour la phase de poules de l’Europa League, Nice est battu 0-2 à domicile par l’Apollon Limassol, sixième du dernier championnat Chypriote. ASSE a lui été défait 3-4 par Esbjerg, quatrième du championnat Danois. Le 29 Août ces deux clubs français sont éliminés, ils sont vraiment trop forts ces Chypriotes et Danois.
6 Septembre, la France fait 0-0 contre la Géorgie. Quatrième match consécutif sans marquer.
Le 10 Septembre, la France est menée par la Biélorussie à la mi-temps, le cap des 500 minutes sans marquer est dépassé c’est historique ! Score qui complique la tâche des français pour la qualification. Quelques buts casquettes plus tard la situation est résolue mais le mal est toujours profond, ancré.

A première vue ces résultats peuvent paraître surprenants, mais ils sont tout sauf une surprise…

Cela fait un moment que les performances de l’équipe de France (EdF) et des clubs de Ligue 1 en coupe d’Europe ne sont pas fameux.

Après s’être longtemps reposée sur ses lauriers, la Ligue 1 a vu la Liga Zon Sagres (D1 Portugaise) lui piquer la cinquième place au ranking UEFA. Ce ranking UEFA que tout le monde pleure en France mais dont personne ne se soucie de comprendre l’échec ou de restaurer profondément ce qui ne va pas pour le récupérer.

Nous avons décidé d’articuler ce sujet sous 5 articles traitant de thèmes différents.

1/5 Clubs Français en compétitions européennes ces dernières années
2/5 FFF : des erreurs fatales
3/5 EDF A : De Knysna à aujourd’hui
4/5 EDF jeunes : les œillères du bel été 2013
5/5 L’entraîneur professionnel en France

Sélection ou équipe ?

Après la tournée française en Amérique du Sud, le débat sur la qualité de l’équipe de France a été remis à l’ordre du jour.

Mais le soucis français est justement qu’on appelle les meilleurs joueurs. Et non pas les plus compatibles/complémentaires.

En 2008 Aragones laisse Raul en Espagne car il estime qu’il n’est pas adapté à son système : il gagnera.

En 2002 Scolari se passera des services de Romario : il gagnera.

En 1998 Aimé Jaquet de passera de Cantona et Ginola : il gagnera.

L’équipe de France doit être une équipe et non pas une sélection de joueurs.
Didier Deschamps n’a aucun plan de jeu, il ne sait donc pas qui appelé et pourquoi l’appelé.

Si X joueur marque ou fait 3-4 mois de haut niveau il sera appelé. Mais pour quoi faire si il n’est pas adapté à mon système ?!

Mais ce souci n’est pas qu’au niveau de la sélection A, c’est un problème de formation. Comme le disait Daniel Riolo cette semaine « la France n’a pas de joueurs intelligents » et quand on voit la faible qualité de jeu proposée par les bleus on ne peut que confirmer les dires du journaliste de RMC.

L’équipe de France ne doit pas subir les pressions des journalistes, agents ou des fans. Les joueurs les plus adaptés au système de DD doivent être appelés. Quelque soit leur prix, leur club ou leur forme du moment.
Mais la question est : DD a-t-il un système de jeu défini ?

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