Eibar, un modèle de club à suivre ?

Après une série de neuf matchs sans victoire (et une victoire en treize matchs) entre septembre et octobre, le club basque entraîné par José Luis Mendilibar a remonté la pente. A tel point qu’ils sont actuellement sur 5V-1N-1D lors des sept derniers matchs dont de belles victoires contre le Betis, Valence et Girona. De quoi les placer au septième rang de la Liga, aux portes de l’Europa League.

Son organisation interne est un modèle à suivre. Nous vous conseillons de lire le superbe article de So Foot qui décrit en détail la politique du club. Monté en première division pour la première fois de son histoire en 2014, le club n’est plus descendu. Présidé par une femme, des instances autonomes où figurent des supporters, il s’illustre en modèle de gestion au pays des clubs surendettés.

Tout ça pour dire qu’il ne suffit pas d’acheter les meilleurs à coup de millions comme veulent vous le faire croire les présidents qui ne se remettent jamais en question. Car Eibar a un budget de 17M€ soit 8M€ de moins qu’Amiens, un quart du budget de Saint-Etienne ou encore 3% du budget parisien.

Le jeu pratiqué n’est pas le plus léché du championnat espagnol mais les joueurs maîtrisent leurs consignes offensives: décalage sur les ailes, centres variés, but. Les joueurs de couloirs comme Capa, Juanca, Inui, Alejo font la différence et les milieux Escalante, Jordan ou Dani Garcia se projettent vite vers l’avant. Vous verrez qu’à chaque situation de centre il y a au moins 3 joueurs dans la surface. Signe de l’ambition offensive du coach à la récupération du ballon.

La leçon du Bétis face au Real Madrid

Le Bétis a réussi à battre le Real Madrid à Madrid 1 but à 0. Mais plus que la victoire c’est la manière. Le Bétis a montré être une équipe très compétente. Menée d’une main de maitre par Quique Sétien, dont nous avions déjà vanté les mérites il y a 1 an à Las Palmas ici, l’équipe de Séville a montré une organisation et une connaissance du jeu hallucinante !
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Les débuts de Sampaoli à Séville

Jorge+Sampaoli+Granada+FC+v+Sevilla+Pre+Season+T6yhIiTIIbmlUne de grandes attentes de cette saison est sans aucun doute le Séville de Jorge Sampaoli. L’entraineur Argentin est très attendu en Europe après ses succès Sud-Américains.
Arrivé depuis 2 mois en Andalousie, l’ancien sélectionneur du Chili a déjà clairement imposé sa patte : Pressing haut et collectif, volonté de sortir proprement de la zone de défense et placement défensif en zone et organisé.
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Le football est un divertissement

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« Si les gens qui sortent du stade se sont divertis, alors nous avons déjà gagné. »

 

En une phrase Paco Jemez (entraîneur du Rayo Vallecano) a résumé l’essence même de ce que doit être un match de foot : du divertissement.

Avant tout résultats, ce qui est primordial c’est donner du plaisir aux milliers de personnes qui paient et donnent de leur temps pour venir supporter leurs équipes favorites. On donne du plaisir en se faisant plaisir. Demandez à n’importe quel joueur s’il préfère avoir le ballon ou courir derrière.

L’équipe du Rayo Vallecano est plaisante à regarder, chaque week-end elle orchestre un hymne à l’amour au beau jeu. Que ce soit à Mestalla, au Bernabeu ou sur la pelouse d’Almeria, l’équipe de ne change pas de philosophie. Chaque week-end, les joueurs du quartier de Vallecas à Madrid savent à quoi ils jouent. Créer une supériorité numérique dans chaque espace du camp adverse, des mouvements constants pour offrir plusieurs choix au porteur du ballon, dédoublements de passes sur les côtés, variances des attaques.

Bien évidemment inutile de vanter les mérites de cette incroyable équipe aux « résultadistes » qui préfèrent s’ennuyer 90 minutes en regardant son équipe obtenir un point en jouant avec 11 gardiens. Nous nous préférons une équipe qui pendant 90 minutes cherche à obtenir les trois points, quitte à n’en prendre aucun… Après tout, quelle honte à perdre au Bernabeu ou au Camp Nou ?

En 2013, malgré la défaite 4-0 contre le Barça, les catalans ont perdu la possession du ballon après 317 matchs. Avec le 19ème budget de Liga (tiens, tiens l’argent n’est donc pas un vecteur indispensable de beau jeu ??? #Ligue1) les spécialistes espagnols vantent le spectacle qu’offre les joueurs de Paco Jemez. Pour la saison 2013-2014, les instances de l’UEFA ont interdit le club de participer à l’Europa League pour des raisons financières malgré une remarquable huitième place en Liga.

Paco, si seulement tu pouvais te cloner en une dizaine d’exemplaires pour la Ligue1 … Le « banal match de Ligue 1 » entre OGCN et ASSE ce week-end est aux antipodes de tes pensées. Et pourtant, ici on devrait s’inspirer de toi.

Malaga

Malaga est l’une des équipes surprises de cette saison. Avec une grave crise économique qui les a obligés à vendre Cazorla, Monreal, Buonanotte, Maresca ou encore Randon. Malgré toute cette agitation et ces départs Manuel Pellegrini a réussi a construire une équipe solide, intelligente et attractive. Malaga a fini premier de son groupe en Ligue des Champions devant le Milan Ac et le Zénith et se retrouve aujourd’hui en quart de finale. En championnat le club Andalous est a une belle 6e place, qui semblait inimaginable en début de saison.

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