Le Marseille nouveau est arrivé

michel-marseille-troyes-ligue-1-23082015_7hpyl2t90z0p1fgojkew7cdbwMichel  n’est arrivé que depuis quelques jours à l’OM mais on sent déjà son empreinte. Il est bien évidemment bien trop tôt pour faire une vraie analyse, attendons  3-4 matchs avant de voir plus précisément ses idées (notamment au niveau défensif, j’ai trouvé l’ailier opposé trop ouvert et la défense toujours rattachée à l’individuel. Mais il faudra du temps pour voir si ce sont ses idées ou les restes de la période Bielsa)

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Le football français selon José Anigo

coach-vahid-a-trabzonspor-avec-un-cadre-de-l-om-gignac-bielsa,87267 « Je sais maintenant que plus tu leur rentres dedans et plus ils te donnent. Il faut être très dur avec les joueurs. Le côté affectif, cette manière de coacher, je ne l’emploierai plus jamais. Les résultats actuels, c’est le travail de Bielsa, certes, mais c’est aussi parce que les joueurs font des choses aujourd’hui qu’ils acceptaient moins l’an dernier. Nous, avec Élie, on était dans le fonctionnement des entraîneurs français, plus dans l’affectif.  »                                                                                                        José Anigo

Donc selon José Anigo (dans L’Équipe) le succès de l’OM se doit à la façon dont Bielsa s’adresse aux joueurs ? A aucun moment, il se dit que les entrainements ou le projet de jeu y est pour quelque chose ? Que le football d’attaque donne envie aux joueurs de se donner à 200% pour leur coach ?

Dans notre façon de voir le football, le psychologique, le technique et le tactique ne font qu’un. Je ne pourrais pas dire à un joueur « aujourd’hui on bosse le placement défensif, mais sans envie, sans intensité et sans qualité technique ». Car un match est fait des 3 choses en même temps, et si je demande aux joueurs de faire ce qu’ils aiment le plus, ce qu’ils faisaient quand ils étaient gamin : jouer au foot, avoir le ballon, marquer et gagner. Alors forcément, oui, quand ils se voient jouer mieux et progresser… Ont ils une raison de ne pas aimer leur coach ?

Et d’après vous, pourquoi André Pierre Gignac qui, cette année, fait une de ces meilleures saisons, lie son futur à celui de son coach ? car il lui parle gentiment et lui apporte des croissants ? Ou car il se sent progresser, jouer comme jamais et qu’il prend du plaisir sur le terrain comme jamais il n’en a pris ?

« J’aimerais savoir si le coach reste. C’est une donnée importante pour ma prolongation ou pas » André Pierre Gignac 

A méditer…

1/5 Les clubs Français en compétitions européennes ces dernières années

Le tableau qui suit montre les performances réalisées par pays sur la scène européenne (C1 + C3) depuis 2007/2008.

Résultats pays C1 C3

Même si une fois les totaux de C1 et C3 comptabilisés la France se retrouve cinquième derrière le top 4, le chiffre est trompeur. En C3, la France ne compte aucun représentant dans le dernier carré depuis 2003/2004 et la finale perdue de l’OM contre Valence. Pire encore, des clubs provenant de championnats dits « inférieurs » à la Ligue 1, comme les championnats Ukrainien, Turque, Russe, Ecossais, Danois ou Portugais, ont atteint ce dernier carré récemment. Par ailleurs, les éliminations en huitièmes de finale des deux compétitions (5 en C1 et 6 en C3) boostent le total Français. Autrement dit, les clubs Français peinent à franchir ce cap des huitièmes.
Chez le concurrent principal au niveau de l’UEFA, le Portugal, on a vite compris que l’Europa League serait le levier idéal pour défaire la France de son fauteuil de cinquième championnat européen. Contrairement aux clubs français, les clubs étrangers ne considèrent pas l’Europa League comme un fardeau. Ils se sont battus pour s’y qualifier donc ils la jouent à fond. Les performances de Porto, Benfica, Sporting et même Braga montrent l’exemple aux écuries Françaises. En 2010/2011, les clubs lusitaniens ont frappé fort : 3 clubs dans le dernier carré et une victoire finale au bout. Tandis que dans la même année le meilleur parcours Français était un huitième de finale du PSG… perdu à Lisbonne contre Benfica.

Mais quelles sont les différences entre la Ligue 1 et les autres championnats « inférieurs » ?

C’est simple, ces autres championnats disposent tous d’une voire deux locomotives qui réussissent en coupe d’Europe. Porto et Benfica au Portugal, Shakhtar Donestk et Dynamo de Kiev en Ukraine, les 3 clubs d’Istanbul en Turquie, Le Zénith et le CSKA Moscou en Russie. Quid de la France ? Six champions différents sur les six dernières saisons. Pas top pour trouver un modèle… Du temps où l’OL dominait la Ligue 1 (et la tenait tout seul à bout de bras en Europe), ses performances obligeaient les autres clubs français à se mettre au niveau.
Avec l’arrivée d’investisseurs au PSG et Monaco, la Ligue 1 va peut-être retrouver les locomotives qu’elle avait perdues pour montrer la voie en Europe. Mais l’argent ne décide pas tout dans le football. L’Athletic Bilbao et Braga se sont hissés en finale de l’Europa League récemment. Dernièrement Osasuna, le Werder de Brême, Villareal, Hambourg, Bâle ou le Steaua Bucarest ont atteint les demi-finales. Je ne crois pas que les budgets de l’OM de l’OL ou même du LOSC soient inférieurs à ceux de ces clubs.
Le problème est plus profond.

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